Fête nationale

11/07/2011 10:15 par dlr14ème_62

  • Fête nationale

    Fête nationale

    11/07/2011 10:15 par dlr14ème_62

Libercourt

 

Mercredi 13 juillet

 

- à 20h, départ du C.OS.E.C. de la traditionnelle retraite aux flambeaux, menée par

 

 les enfants des Centres de Loisirs et du C.A.J.

Jeudi 14 juillet:

 

- 11h15 défilé mené par les membres du Conseil Municipal et les sociétés

 

locales, départ rue Jean Lurçat vers le monument aux morts.

 

- 11h45 Vin d'honneur, salle L. Delfosse

 

- 12h à 21h Grande Fête Républicaine au stade-Parc

 

- 20h Bal populaire

 

- 23h Feu d'artifice

 

 

Carvin

 

Mercredi 13 juillet

 

-          22h45 : Grand feu d’artifice, Sur le thème des « Jardins du monde »
Face au Complexe sportif régional

 

Fête nationale

11/07/2011 10:12 par dlr14ème_62

  • Fête nationale

    Fête nationale

    11/07/2011 10:12 par dlr14ème_62

Mercredi 13 juillet

 

 

-          Bal populaire à la Salle Debeyre à partir de 20 H 00  

 

-          Randonnée nocturne des mille feux : départ de la place de Beaumont à 20 h 30

 

 

Jeudi 14 juillet

 

 

-          Cérémonies commémoratives du 14 juillet : 10 h 30 au monument aux morts de Beaumont et 11h00 au cimetière centre  

 

-          Feu d’artifice à 23h00 à l’espace François Mitterand

 

 

Fête nationale

11/07/2011 10:11 par dlr14ème_62

  • Fête nationale

    Fête nationale

    11/07/2011 10:11 par dlr14ème_62

Mercredi 13 juillet

 

-          Grand spectacle pyrotechnique à la base de loisir à partir de 23h00

 

L’impasse du bipartisme

09/07/2011 20:20 par dlr14ème_62

  • L’impasse du bipartisme

    L’impasse du bipartisme

    09/07/2011 20:20 par dlr14ème_62

Je me suis rendu hier en Espagne à Madrid à la rencontre des fameux « Indignados de la Puerta Del Sol ».

Après mon séjour en Grèce, j’ai voulu comprendre les motivations de ces milliers de jeunes qui expriment leur colère.

Simple agitation d’extrême gauche ? Ou préfiguration d’un mouvement populaire plus profond et plus large ?

Ceux qui sont présentés souvent à Paris comme de jeunes soixante-huitards sont des citoyens comme les autres, de tous les âges, qui ont compris les limites d’une démocratie de plus en plus virtuelle.

Il n’est pas étonnant que ces mouvements naissent et se développent dans des démocraties récentes où la diversité politique est quasi nulle.

En effet, en Grèce comme en Espagne, le jeu politique est monopolisé par deux partis, l’un social démocrate, l’autre conservateur libéral, totalement soumis au nouvel ordre mondial et européen. Chaque élection donne lieu à une fausse alternance, et bien évidemment, rien ne change. Ces deux partis sous l’emprise d’intérêts puissants ont de surcroit mené des politiques économiques et sociales catastrophiques ; leur discrédit est total.

Si la Grèce, comme l’Espagne, comme le Portugal, s’enfoncent dans la récession économique s’est bien parce que leur Gouvernement ont cru dans le mirage de l’euro et du libre échange total. Aujourd’hui dans ces trois pays, ils acceptent sans sourciller, sans entendre leur peuple, le traitement de choc que leur imposent le FMI et la Commission de Bruxelles. On comprend, dès lors, que les peuples ne se sentent plus représentés et la jeunesse au chômage crie son désespoir.

La situation est d’autant plus difficile qu’aucune force politique structurée n’est aujourd’hui capable de transformer cette colère en un projet alternatif cohérent capable de résoudre les problèmes du pays.

J’ai retrouvé à Madrid le même vide politique qu’à Athènes. Ces trois pays, si on y ajoute le Portugal, vont donc obligatoirement dans les mois qui viennent, s’enfoncer dans le chaos économique social et politique.

Les plans qu’ont leur impose ne peuvent pas réussir car budgétairement ils ne peuvent pas s’en sortir. Dans quelques mois, l’Union Européenne sera au pied du mur : soit elle transfère à ces pays des sommes extravagantes pour les placer en respiration artificielle, soit ils seront bien obligés de quitter la zone euro, de restructurer leur dette, et de redémarrer leur économie sur une base productive et durable.

Le premier scénario est bien sur exclu car je vois mal Madame MERKEL et les Allemands transformer tout le sud de l’Europe en une gigantesque Allemagne de l’est.

Quant aux Français, comment pourraient-ils accepter le discours incohérent du Gouvernement qui prétend vouloir désendetter la France et qui transfère toujours plus d’argent sans espoir de retour à ces pays ?

Le second scénario s’imposera donc naturellement, mais dans quel contexte politique et social ? Telle est la question.

Les ravages ont le voit bien, de ce bipartisme réducteur, de cette démocratie virtuelle, menacent aussi notre pays.

En France, le mal est plus sournois et nos compatriotes, heureusement, ont un éventail de choix politique plus large qu’en Espagne, ou qu’en Grèce. Mais, on le sait bien, ce sont les deux principaux partis PS et UMP qui dominent dans les faits et la situation n’est finalement pas si différente que dans le sud de l’Europe. Simplement, cela se voit moins.

Voila pourquoi le combat que mène toutes celles et tous ceux qui luttent contre ce bipartisme qui vide de son sens notre démocratie est si important. 2012 est l’occasion unique pour les Français d’éviter le scénario Espagnol, de dénoncer partout et toujours la véritable escroquerie du PS et de l’UMP qui font semblant de s’opposer, mais qui sont soumis au même cadre supra national qui ruine notre pays !

Il ne suffit pas bien sûr de dénoncer, il faut aussi proposer une voie de sortie de crise qui réhabilite le politique et trace le bon chemin pour redresser notre économie et pour rassembler nos compatriotes.

C’est tout le sens du projet que je proposerai aux Français.

Nicolas Dupont Aignan

 

http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/L%E2%80%99impasse-du-bipartisme

La fête nationale n’est pas une fête commerciale

09/07/2011 20:13 par dlr14ème_62

  • La fête nationale n’est pas une fête commerciale

    La fête nationale n’est pas une fête commerciale

    09/07/2011 20:13 par dlr14ème_62

L’appel au boycott des grandes surfaces le 14 juillet lancé par la CFTC sonne comme un rappel des vraies valeurs de la République au gouvernement.

Fort d’une idéologie consumériste, le gouvernement avait déjà autorisé le travail du dimanche pour favoriser les profits de quelques uns. Cela s’était fait au détriment de milliers de petits commerçants, mais aussi de la vie de famille des employés contraints de travailler ce jour là.

Par cette action à laquelle je me joins totalement, la CFTC propose de ne pas inverser les valeurs et de remettre l’Homme au centre de nos problématiques. Elle invite aussi fermement le gouvernement à ne pas transformer notre fête nationale en banale fête commerciale.

Nicolas Dupont-Aignan,
Député de l’Essonne et président de Debout la République.

La seule chose que Claude Guéant nettoie au Karcher, ce sont les effectifs de police

08/07/2011 08:03 par dlr14ème_62

  • La seule chose que Claude Guéant nettoie au Karcher, ce sont les effectifs de police

    La seule chose que Claude Guéant nettoie au Karcher, ce sont les effectifs de police

    08/07/2011 08:03 par dlr14ème_62

Le rapport publié par la Cour des comptes est une véritable claque adressée à Claude Guéant. C’est en effet la première fois qu’un document officiel confirme par des chiffres précis et des faits objectifs l’incroyable débandade dont sont victimes les forces de l’ordre de notre pays.

Les policiers comme les gendarmes ne savent plus aujourd’hui comment exprimer leur désarroi face à la baisse vertigineuse des effectifs, à la mauvaise répartition des forces de l’ordre sur le territoire et au manque cruel de moyens.

Claude Guéant ajoute donc l’indécence à l’incompétence en accusant de mensonge à la fois la Cour des Comptes, mais également les fonctionnaires de police et les gendarmes auxquels j’apporte mon soutien total.

A l’heure où l’Etat est pourtant capable de dégager plusieurs dizaines de milliards pour renflouer les banques en Grèce, comment justifier que l’on ne remplace pas un fonctionnaire de police sur deux partant en retraite pour économiser seulement quelques dizaines de millions d’euros ?

Alors que le président Sarkozy est en campagne pour sa réélection en 2012, la Cour des comptes a donc raison de poser la question de son bilan après tant d’années d’exercice des plus hautes responsabilités.

Nicolas Sarkozy avait suscité chez les Français un grand espoir en faisant de la sécurité l’une de ses promesses majeures en 2007. Il est donc normal qu’il soit jugé sur ses actes. Or en la matière, force est de constater que la seule chose passée au karcher, ce sont les effectifs de police.

Nicolas Dupont-Aignan,

Député de l’Essonne et président de Debout la République.

???

06/07/2011 10:03 par dlr14ème_62

  • ???

    ???

    06/07/2011 10:03 par dlr14ème_62

A ce jour,  nous avons été interpellés par 2 annonces parues dans la « gazette des communes » concernant la recherche de directeurs  dans les secteurs de la culture et des ressources humaines. 

http://emploi.lagazettedescommunes.com/jobSearch/showList

Nous sommes vivement étonné de constater que la commune d’Hénin Beaumont puisse rechercher des directeurs dans les secteurs culturels et des ressources humaines puisqu’à ce jour, elle possède toujours du personnel encadrant dans ces services. Bien sur, l’un est en arrêt maladie et l’autre est  peu apprécié par  l’équipe  municipale, mais dans les deux cas, ces cadres ne sont pas, d’après ce que nous en savons, sur le départ. Aussi, leur remplacement ne se justifie pas ! Et puis, l’arrivée de 2 nouveaux cadres A ne ferait qu’alourdir la masse salariale ce qui paraît absurde lorsque l’on sait que cette même municipalité veut l’alléger en redirigeant du personnel vers le centre de gestion par le biais de suppression de postes.

De plus nous ne comprenons pas pourquoi ces recrutements sont confiés à un cabinet de "consulting" (ah le méchant anglicisme) alors qu'en pleine période d'économie, la commune aurait pu se charger elle même  de cette opération (il n'y a pas de petites économies !)...

Une nouvelle fois nous avons beaucoup de mal à comprendre les arcanes de la gestion municipale ! Pauvres béotiens que nous sommes ! 

Le comité de circonscription DLR 

 

Et maintenant vous y croyez toujours aux sondages ?

06/07/2011 09:23 par dlr14ème_62

  • Et maintenant vous y croyez toujours aux sondages ?

    Et maintenant vous y croyez toujours aux sondages ?

    06/07/2011 09:23 par dlr14ème_62

Depuis des mois, les sondeurs nous annonçaient que N.Hulot était ultra-favori dans la primaire écolo, qu’il allait passer au premier tour, qu’Eva Joly était au fond du trou, qu’elle devait se retirer…Et patatra, la mère fouettarde à lunettes rouges est passée à 65 voix de la désignation au premier tour. Sacré claque pour l’animateur reconverti à la dure réalité de la politique. Et tous les sondeurs de nous expliquer la logique de l’erreur, de nous expliquer pourquoi ils se sont trompés hier…

Outre la question de l’échantillon testé, le plus drôle est quand même le raisonnement du fameux J.Fourest de l’IFOP pour justifier l’erreur : la popularité de N.Hulot devait permettre aux Verts de faire un gros score à la présidentielle et que cela valait bien quelques entorses à leurs convictions, N.Hulot était donc logiquement en tête dans les enquêtes sur la primaire écolo. Mais que lorsqu’il a commencé à être testé, les Verts se sont aperçus qu’il ne ferait pas mieux qu’E.Joly et donc les militants se sont reportés sur celle qui était plus proche de leur conviction. Ainsi ce sont donc les sondages qui ont fait que les sondages n’étaient pas bon…Dans ce cas, faut-il vraiment sonder les sondés sur des sondages dont les sondeurs savent que les sondés seront influencés par les futurs sondages ? Vous avez bien compris la manœuvre, vendre du sondage…

Il est intéressant de relever aussi les incohérences des sondages comme par exemple dans le dernier sondage d’IPSOS, les votes pour NDA sont dans l’hypothèse d’Aubry 3,8 pour artisans, commerçants et chefs d’entreprise et cela tombe à 0 quand c’est Ségolène Royal. Ou encore, NDA est à 1.3 chez les 35-44 ans quand c’est Aubry et 0 quand c’est Hollande. A moins que les sondés artisans, commerçants et chefs d’entreprise détestent Aubry au point de voter NDA mais lui préfèrent Royal, je ne vois pas comment cela est possible. De même que les 35-44 ans doivent en vouloir à Aubry mais adorer Hollande. On pourrait multiplier les exemples avec les différents instituts et les croiser entre-eux : là où CSA donne un bon score chez les +65ans, Harris Interactive donne 0 mais 2% chez les -25ans… Et comme par hasard, au final le score de NDA finit dans tous les cas à…0.5% pour IPSOS, à 1% pour Harris Interactive et les autres sondeurs osciellent entre 0.5% et 2%. Si cela n’est pas joli les statistiques…A se demander si cela n’est pas fait exprès et prévu à l’avance.

Ou encore, on peut regarder de plus près l’étude Harris Interactive qui avait tant de bruit en plaçant pour la première fois Marine Le Pen devant Sarkozy. D’ailleurs, vous avez vu comment les sondages sur la présidentielle tombaient tous les 2 jours avant les élections cantonales alors que désormais qu’on se rapproche de la présidentielle, il n’y en a plus qu’un par semaine au maximum. Mais revenons à notre étude Harris Interactive. Donc une 1ère étude faite du 28 février au 3 mars sur un échantillon de 1618 personnes donne 23% à Marine Le Pen (soit 372 personnes). Devant le tollé, Harris Interactive décide de tester DSK et Hollande du 5 au 6 mars sur 1347 personnes et cela porte Marine Le Pen a 24% dans les 2 cas (soit 323 personnes). Et peu de temps après, une étude sort sur les motivations du vote Le Pen faite du 28 février au 6 mars, ce qui laisse penser sans trop se tromper qu’il s’agit d’une sous-étude des 2 précédentes et non pas d’une étude différente. Et là miracle, l’échantillon est de 427 personnes…soit celles qui ont répondu qu’elles voteraient Marine Le Pen au deux précédentes. Mais bien loin des 696 (372+323) auxquels on pourra s’attendre. Si on recalcule le résultat global de Marine Le Pen, on obtient 14.4% (427/(1618+1347)). 23% à la place de 14.4%, jolie correction des sondeurs en faveur de la représentante du FN. Ne posons même pas la question qui fâche : au détriment de qui s’est faite la correction ?

Tout cela pourrait être drôle si cela n’était pas grave. Car dans notre démocratie malade, les sondeurs biaisent totalement le jeu électoral en influençant les électeurs et les médias (qui basent les temps de parole des personnalités politiques sur le poids supposé par les sondages). Ce sont par exemple, ces sondages totalement biaisés qui permettent à Apathie ou Elkabach de dire que NDA est un « n’importe qui » ou encore qu’il ne représente rien et ainsi ne donnent pas à notre président un temps de parole suffisant dans les grands médias pour faire connaitre nos opinions…Il est grand temps que les sondages soient contrôlés strictement avec une obligation de publication des données brutes. Il est grand temps aussi que les médias arrêtent de regarder ces sondages pour en déduire un état de l’opinion…Attendons patiemment l’ouverture de la campagne de la campagne présidentielle où les temps de parole seront mieux équilibrés et nous récolterons les fruits de nos idées, de notre lucidité et de notre engagement, comme lors des européennes ou encore des régionales avec à chaque fois des scores 4 fois supérieurs à ce qu’annonçaient les sondages…

Nicolas Calbrix

DLJ Val d’oise

http://debout-les-jeunes.fr/blog/07/2011/2219/et-maintenant-vous-y-croyez-toujours-aux-sondages/

L’affaire DSK : leçons de choses

06/07/2011 09:18 par dlr14ème_62

  • L’affaire DSK : leçons de choses

    L’affaire DSK : leçons de choses

    06/07/2011 09:18 par dlr14ème_62

 l’heure où l’accusation de viol contre Dominique Strauss-Kahn s’effondre au point qu’on annonce un abandon pur et simple des poursuites, beaucoup de questions se posent encore pour toutes celles et ceux qui dès le début ont exprimé leur scepticisme, à commencer par une majorité de français si on en croit les enquêtes d’opinion publiées depuis son arrestation.

Si l’ancien directeur du FMI a été l’objet d’une manipulation, est-elle antérieure ou postérieure aux faits avérés ? A t-elle pu trouver sa source dans le seul milieu de dealers new-yorkais ? L’instantanéité de l’arrestation, de la mise en accusation sur des charges très lourdes, de l’exhibition télévisée du prévenu en situation de coupable indiscutable relève-t-elle du seul “emballement” judiciaire et médiatique américain ?

Il n’y aura peut-être jamais de réponses à ces questions. Mais ce qui est plus intéressant, c’est ce que l’affaire révèle du climat français sur trois questions essentielles : la dégénérescence de la vie politique, le débat sur l’avenir de notre système judiciaire, et la place du médiatique.

La dégénérescence de notre vie politique

En quelques heures, dans le pays des droits de l’homme et du citoyen, l’individu Dominique Strauss-Kahn a été placé en situation de symbole d’une oligarchie au dessus des lois. Il n’en était pas, nous a t-on dit, à son coup d’essai. S’il fut jusque là épargné de toute poursuite, c’est grâce à la protection multiforme que s’accorde entre eux les puissants.

 Eric Woerth, Frédéric Mitterrand, Christine Lagarde, et comme eux autrefois Roland Dumas et bientôt peut-être Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy dans l’affaire de Karachi : tous coupables parce que tous pourris ? Tous innocents ? Peut-être pas. Mais il y a depuis des années ce glissement progressif : de la remise en cause d’un système, en effet oligarchique, où pouvoirs politique, financier et médiatique se concentrent bel et bien dans les mains d’une petite minorité aux revenus exponentiels tandis que la France s’appauvrit. On passe à la criminalisation des individus au nom de la morale. La recherche de boucs émissaires se substitue au débat sur le profond changement de cap politique et économique dont nous avons besoin.

Toute l’histoire de France depuis un siècle, comme celle du monde, devrait pourtant servir de leçon : la substitution de la morale à la politique a toujours été un formidable effet de diversion qui a en définitive servi ceux qu’on prétendait combattre.

La morale -encore faudrait-t-il en définir les contenus - est une dimension du débat public. Mais si elle vient remplacer la loi et la politique, elle conduit à la manipulation des signes et des symboles qui profite à ceux-là mêmes qu’elle dénonce de façon sélective au gré des “affaires”. Et si on veut y réfléchir, on peut observer que la principale charge dans cette direction ne vient pas du “populisme”, mais bien du système oligarchique lui-même, et où le réflexe de Marine Le Pen d’être la plus radicale à faire de Dominique Strauss-Kahn un coupable à l’avance agit comme un appoint et non comme une opposition.

L’avenir du système judiciaire français

La dénonciation du système d’instruction français , où un juge indépendant enquête à charge et à décharge, où le parquet agit au nom du ministère public mais ne prononce pas la mise en examen, a été dénoncé aussi bien par l’oligarchie française ( le pouvoir du juge d’instruction serait exorbitant surtout s’il s’en prend à des personnalités) que par l’Union Européenne qui considère que les procureurs ne sont pas des “vrais” magistrats, soupçonnés d’être aux ordres, comme si les responsables politiques, seuls élus, n’avaient pas pour devoir d’avoir une véritable “politique pénale”, dés lors que la justice n’est justement pas un pouvoir qui est indépendant parce qu’il ne relève pas du suffrage universel, mais une autorité dont les décisions le sont . Quand au secret de l’instruction, au motif qu’il serait bafoué par les médias, il serait obsolète.

Toutes les tentatives récurrentes pour supprimer le juge d’instruction, juge indépendant qui agit et protège aussi bien les présumées victimes que les présumés coupables, tendent toutes à nous faire dériver vers un système “attaque-défense” où les procureurs, devenus une institution indépendante de l’autorité publique, conduisent les enquêtes à charge, tandis que la défense agit en sens inverse.

La complaisance télévisuelle dans l’affaire Strauss-Kahn a été l’occasion rêvée de peser dans cette direction. La mise en scène de l’inculpation a plus que distillé l’idée de l’impartialité de la justice américaine, sévère pour les puissants comme pour les pauvres, alors que notre système “secret” protégerai les nantis.

On a vu ce qu’il en est en fait : un juge, qui plus est élu, et donc à la recherche permanente de sa réélection, est sous la pression constante non pas d’abord de son devoir fixé par la loi, mais de cette pieuvre informe qu’est l’opinion publique du moment. Dans ce système “attaque-défense”, c’est le prévenu fortuné qui est favorisé, lui qui a justement les moyens d’une contre-enquête sérieuse. Que serait devenu dans ce système un prévenu qui n’aurait pas eu les moyens de Dominique Strauss-Kahn ? Poser la question, c’est y répondre.

La morale schizophrène américaine, pays des injustices sociales extrêmes, produit un système judiciaire qui ne protège pas les justiciables, mais remet leur condamnation aux lois du marché, et où les couloirs de la mort sont remplis de pauvres, noirs, et où régulièrement l’innocence des exécutés par une procédure aveuglée par la recherche du bouc émissaire est révélée des années plus tard : voilà où nous ne devons pas aller.

La futilité médiatique

On en dira autant du rôle des médias dans notre société. On pourrait lire avec amusement l’éditorial du “Monde” du 2 Juillet qui fait “l’éloge de la lenteur ”et de la prudence quand on le compare au billet d’un de ses rédactrices en chef un mois plus tôt.

Tirant les leçons de l’affaire le 27 mai 2011, Sylvie Kaufmann y écrivait, au sein d’un article au style faussement nuancé propre aux colonnes de son journal : “ C’est un fait difficilement contestable : en considérant le comportement privé de la classe politique comme hors sujet, même lorsqu’il jette une ombre évidente sur la personnalité de l’élu ou du ministre, la presse ne fait pas son travail ”.

Elle y regrettait que “ Nous avons une loi interdisant l’atteinte à la vie privée, mais nous n’avons pas de loi sur la liberté de l’information (sic) sur le modèle de celle qui, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, force l’administration à s’ouvrir. Lorsqu’il y a évolution en la matière, c’est sous l’effet de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme.”

Nous passerions ainsi d’une presse d’information à une presse de surveillance, parachevant ainsi la prise du pouvoir des médias ce sur ce qui n’est déjà plus une démocratie politique, mais deviendrait un système d’opinion ou des citoyens manipulés par des chasses aux sorcières sélectives selon les besoins du moment seraient priés de confirmer dans les urnes, en réalité par un vaste sondage à échelle réelle, les réponses voulues aux questions formatées au préalable.

Exagération ? Mais il suffit de voir comment le même journal relaie la Commission Européenne et la nouvelle directrice du FMI dans leur exhortation à voir l’opposition grecque abdiquer tout refus de la mise sous tutelle de leur pays pour constater que la logique médiatique est une : l’avènement d’une époque post-démocratique qui renvoie le suffrage universel à une pure apparence , tolérée seulement dans la mesure ou elle ne contrarie pas les exigences de la course folle et infinie au profit maximum

Idole d’avant-hier, démon hier, nouvelle idole peut-être demain, on ne nous dit évidemment rien pendant tout ce temps de la réalité de la politique dont Dominique Strauss-Kahn s’est fait le continuateur au FMI et qu’il appliquerait par malheur demain à la tête de la France.

S’il n’y pas de “populisme” dans une partie du monde anglo-saxon, c’est qu’il est déjà organisé par le pouvoir lui-même comme écran de fumée moral et comme meilleur garant en dernier ressort de sa stabilité. C’est là qu’on veut nous entraîner et où nous n’irons pas.

François MORVAN Vice-président de Debout la République

http://www.debout-la-republique.fr/L-affaire-DSK-lecons-de-choses.html

Xavier Bertrand, le volontarisme du déclin

06/07/2011 09:13 par dlr14ème_62

  • Xavier Bertrand, le volontarisme du déclin

    Xavier Bertrand, le volontarisme du déclin

    06/07/2011 09:13 par dlr14ème_62

Un an après avoir reporté l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, le gouvernement récidive avec cette fois l’allongement de la durée légale de cotisation, portée à 41 années et demie.

« Récidive », le terme n’est pas trop fort, tant il prend les Français pour des gogos. Sa promesse faite en juin 2010 de ne pas procéder à une telle mesure avant 2020 ? Oubliée ! L’injustice faite aux Français – et, en particulier, aux Françaises – de leur infliger un allongement de la durée d’activité avec la forte probabilité qu’ils ne pourront pas s’en acquitter, à cause du chômage des seniors et d’une entrée initiale de plus en plus tardive dans la vie active ? Le gouvernement s’assied dessus, avec un parfait mépris.

Cette politique de « double peine » pour réformer les retraites (travailler plus longtemps pour obtenir des pensions diminuées) sévit de surcroît à l’heure où des millions de nos concitoyens sont partis en vacances. On leur gâche ainsi leurs congés annuels bien mérités par cette annonce en catimini.

L’argumentation de Xavier Bertrand n’est pas plus reluisante que le contenu de sa nouvelle « réforme » : il a ainsi déclaré « préférer tout simplement être en France et conduire les réformes nous-mêmes plutôt qu'un jour être comme la Grèce et se faire imposer les réformes par l'extérieur ». Autrement dit, il faudrait poursuivre cette politique sacrificielle (pour les plus fragiles s’entend), sinon elle nous sera imposée de l’extérieur ! C’est donc avec enthousiasme qu’il faut faire le sale boulot soi-même… Se rend-il seulement compte que sa logique ressemble fort à celle qui eut cours en France entre juin 40 et août 1944 ?

Voilà où mène l’acceptation de l’injustice et du renoncement : à l’esprit de Vichy, à la justification du malheur par des fautes et des fatalités imaginaires !

Si le ministre s’attelait plutôt à des réformes musclant la compétitivité du pays, à développer son économie et particulièrement son industrie qui en a tant besoin, j’applaudirais sans retenue. Mais non, une fois de plus, il s’agit de détricoter le système de protection sociale, de réduire la voilure, sans vouloir voir que cette logique de moins-disant économique et social nous entraîne tout droit dans un cercle vicieux mortel de paupérisation sans fin…

Le ministre fait ainsi penser à un automobiliste qui, n’entretenant pas le moteur de sa voiture et le voyant fatiguer, se refuse à aller chez le garagiste et préfère désosser progressivement son véhicule pour l’alléger : une fois la portière, la fois suivante le capot, puis les rétroviseurs, puis encore les pare-chocs, etc. jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de voiture du tout.

Le gouvernement procède de la sorte car c’est la seule façon qui s’offre à lui dans le contexte de contrainte extérieure, européenne et mondiale, où il s’est lui-même piégé. Le vrai problème du pays, les Français sont de plus en plus nombreux à le sentir, c’est moins l’excès de dépense que l’insuffisance de croissance et d’activité, pour cause d’euro cher et de libre échange débridé. A force d’enfermer la France dans le malthusianisme économique et social, sans réelle nécessité mais par pure adhésion à une idéologie qui leur permet - au moins en apparence - de s’exonérer de leurs responsabilités, les classes dirigeantes ont enfermé la France dans la spirale d’une sorte de déclin volontariste.

La prise de conscience de nos concitoyens n’est plus très loin : ils comprennent que l’implacable logique dénoncée par les Indignés finira par les broyer à leur tour. Ils sont près de 80% à vouloir rééquilibrer le libre échange déloyal qui tue à petit feu, ou dans de grands incendies, l’activité économique et détruit le tissu productif. Ils sont encore, mais de moins en moins, prisonniers du mythe de « l’euro protecteur », cette fable que les élites leur serinent du matin au soir, contre tout bon sens, pour sauver la mise à une monnaie unique zombie, condamnée dès le départ par son irréalisme.

L’heure de vérité approche, où les décisions fracassantes pourront et devront être prises. Il faudra alors au pays des décideurs capables de les assumer, des décideurs neufs, non compromis avec des lustres et des lustres de petits arrangements et autres renoncements entre faux adversaires et vrais amis.

C’est pour proposer aux Français d’être l’un de ceux-là que je défendrai nos couleurs gaullistes et républicaines en 2012.

NDA

http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Xavier-Bertrand%2C-le-volontarisme-du-d%C3%A9clin